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physiognomonie

 LA PHYSIOGNOMONIE

par le Docteur Marc LANHORE

« La physiognomonie « voit » les signes ou les filaments biologiques et pathologiques influents, gravés depuis quelques heures ou des milliers d’années qui s’entremêlent ou s’affinent, captivant la perception du maître tandis qu’elle est insensible à la rationalité du formaliste ».

  1. La Physiognomonie : expression silencieuse d’une histoire intériorisée

Depuis la création des mondes, les hommes et les femmes ont toujours associé inconsciemment une relation entre les formes du corps – dont les traits du visage – et le caractère ou les aptitudes. Ainsi, chacun estimait inconsciemment, comme le ferait un animal par sa sensation instinctive, la personnalité d’un homme ou d’une femme en fonction de sa morphologie visible.

Lors de la rencontre d’une personne ou dans la consultation élémentaire d’un malade, la première chose qui est perçue c’est la pixellisation qui dessine la forme du visage. Beaucoup d’entre nous observent le visage agréable ou désagréable, symétrique ou asymétrique, pour en tirer une impression inconsciente. Le visage parle dans une forme d’éloquence silencieuse qui est traduite selon la subjectivité de sa propre histoire personnelle.

Chez le néophyte, tenter de percevoir ou de déceler l’histoire intérieure de l’autre à son insu est principalement une façon de se défendre, de conjurer les mauvaises rencontres. Pour certains, « tenter de voir » la forme du corps ou l’expression du visage, a pour but de prémunir l’intérêt personnel ou d’éviter les expériences tragiques.

Pour le thérapeute – ou le maître en science humaine – il sait l’importance d’appliquer une science qui expertise les formes et les signes qui émanent de toutes personnes.

Cette science se nomme : Physiognomonie, science qui dévoile et formule le sens vivant et psychique des formes, des traits, qui émanent de la personne.

Depuis Aristote, nous savons que cette science humaine désigne un art particulier pour juger ou estimer la caractère ou la personnalité par l’inspection du visage (Littré). En réalité, les grecs étaient de grands voyageurs avides d’observations des sciences étrangères ; Aristote n’a rien inventé puisque cette science était très utilisée parmi, les lettrés, les maîtres et les thérapeutes en Inde et en Chine il y a plus de 5 000 ans.profils physiognomoniques

La physiognomonie est une science qui permet, à celui qui maîtrise à la fois une intuition intelligible et une méthode logique et dialectique (rappelons ici que la médecine au sens classique est un art et pas une science – un formalisme non rationnel), de déceler avec une grande profondeur la singularité somatique ou psychique non visible d’une personne.

La physiognomonie est une science constamment en développement.

En développement, car les époques, et l’ethno-histoire, modifient les génotypes, comme les morphologies des hommes et des femmes et autant leurs états de conscience.

En développement, car elle exige aussi un incessant progrès du champ de conscience de l’instructeur physiognomoniste. Car, au contraire d’une science exclusivement formelle qui découple l’expert ou le praticien de l’objet à étudier et qui s’appuie sur des appareils sophistiqués (radio, scanner, bilans sanguins, …) le physiognomoniste travaille dans le principe de la médecine intérieure (cf. art. « Médecine Intérieure », février 2016).

  1. Le caractère, l’affect, le mental : la mémoire métempirique

Les signes physiognomoniques rendent visibles l’invisible. Ils nous montrent le temps biologique, le temps psychique, le temps pathologique, dans l’histoire d’un homme ou d’une femme. On devrait dire les heurts et les joies des Hommes ou d’un groupe lié étroitement, ou même d’une culture restée originelle sans avoir été polluée de « matières étrangères ».

Ces temps, ce sont les initiations de l’existence, les essais-erreurs, les échecs, les réussites, les trahisons, les promesses, les projets, les accidents, qui viennent se graver sous l’effet de la mémoire métempirique (cf. art. « Médecine Intérieure », février 2016).

Les signes de cette mémoire de la Vie sont accrédités, indéniables, inaltérables, dans leur signification. Mais ils se déplacent, se retournent, se transforment, et s’associent dans une systémique. Ils s’effacent aussi ou ils accélèrent leur traçabilité, en fonction des décisions, des mouvements de vie, des synchronicités, des conditions internes du sujet ou de l’époque d’une société.

La physiognomonie désigne sans conteste, une science qui est moins empirique dans l’expérience singulière qu’expérimentale dans son objet. Elle révèle avec une précision remarquable – qui dépend de l’instructeur – des positions de déséquilibres biologiques, physiopathologiques, et des inerties énergétiques autrement invisibles même aux technologies les plus sophistiquées.

Elle démontre aussi les liens entre les tempéraments, les affects, les activités mentales, les actions et réactivités, les attractivités, les états, de chaque homme et femme à la façon d’un film évolutif qui se déroulerait en boucle et accessible à tout moment.

  1. La réalité de l’état interne dans la clinique du sujet

Le monde du malade est un champ froid, sombre et extrêmement instable, physiquement et psychiquement. Rien n’est séparé entre l’organique déficient et la vie psychique affectée.

Cet état exige de lui une grande dépense d’énergie pour maintenir un équilibre précaire mais qui permet la survie.

Comment alors le malade a-t-il trouvé un mode compensatoire à cette « situation inhumaine » ? Un désert sans âme mais qui est jonché d’impulsions subversives ou d’accès bruts dans une souffrance disséminée régulièrement dans ses représentations ou actes de sa vie quotidienne.

Souffrance qui s’est installée en lui bien avant les premiers signes cliniques du « mal » somatotrope. Elle a pris naissance au sein de sa mémoire métempirique où rien n’est oublié, rien n’est perdu, rien n’est irréversible.

Les signes physiognomoniques sont des biomarqueurs de sa Mémoire métempirique.

Ils ne révèlent pas seulement des signes cliniques, technologiquement déterminés ou pas, ils retracent aussi, comme dans un film, les épisodes existentiels cruciaux ou traumatiques. Ils rappellent ainsi les causes paradoxales ou dialectiques cachées ou déguisées au regard du praticien orthodoxe.

Sur un plan de la physiognomonie thérapeutique, tout signe est une chaîne insécable depuis le symptôme fondamental en remontant à la cause orimasque chinoisginelle. Ces filaments de la vie affectée, on les appelle processus internes. Ils se constituent dans un « déséquilibre organisé » de plus en plus complexe. Il ne sont ni cryptés ni émotionnels. Leur complexité plus profonde que la dimension émotionnelle les rend chroniques et mortels – cas de la « Variance » des cancers ou des maladies auto-immunes (ex. la PAR).

Quand il écoute la parole du malade, il arrive que celle-ci soit peut être en décalage, soit purement contestée par la physiognomonie qu’il voit chez le malade. Selon son degré d’expérience, il pourrait découvrir combien souvent la « parole sincère », « l’expression tragique », « l’impuissance exprimée », de son patient est démasquée par sa physiognomonie qui dit le contraire ou révèle une scène bien différente à l’insu de celui-ci.

Et même, combien les symptômes visibles – radiographiés ou scannés – ne sont pas les signes cliniques fondamentaux dans l’analyse de l’histoire de la maladie comme dans le pronostic ou le traitement.

 

  1. Traits manifestes de la physiognomonie clinique de la personne

Quelques signes élémentaires dans la communication de la maladie en première intention.

  • Les cinq formes du visages ou le contour phénotype : Rond – Carré – Triangulaire haut – Triangulaire bas – Hexagonal. Puissance constitutionnelle ; organes cibles et maladies apparentées. Apathie ; anxiété ; cyclothymie ; mélancolie.
  • La typologie du nez : ses impacts émotionnels et comportementaux. La fonction cardiaque et circulatoire. Hyperactivité ; hypomanie ; personnalité paranoïaque.
  • Les globes oculaires et zones périphériques. Potentialités toniques. Organes et fonctions d’excrétion. Sexualité et reproduction. Diabète ; Crohn; rétinopathies. Anxiété généralisée.
  • Les jeux de résistances du rétracté. Dénégation et affections systémiques. Troubles obsessionnels compulsifs.

Le cœur de la thérapeutique n’est pas tant de faire comprendre l’origine du « mal » ou de « l’accident » au soigné mais potentiellement de développer chez lui sa prise en charge autonome – son « Auto-développement » – afin d’une continuité vitale de son processus de guérison.

A Paris, le 25 février 2016

Docteur Marc LANHORE
Enseignant, chercheur, thérapeute
Travaille sur les Stratégies thérapeutiques
et préventives, et les Processus de guérisons

Contact : marc.lanhore@flmne.org

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29 février 2016

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